lundi 3 mars 2014

4 murs et un toit

Entre ces murs, j'ai habillé des poupées et un chat, grimpé dans les arbres, organisé mes premières boom, appris par cœur les poèmes de Maurice Carême, écouté Unplugged, raté des gâteaux au chocolat, mangé des merveilles, claqué des portes, gagné au Monopoly (souvent), perdu au croquet (tout le temps)...


 

Mes parents déménagent et si j'ai quitté le nid depuis plusieurs années, il y avait encore une bonne partie de moi dans cette maison. Mes jouets de petite fille, des souvenirs de voyage, tous les livres lus pendant 20 ans, des filles de Marlory School au chemin de la liberté.
Il a fallu trier, on a fait ça en famille comme souvent, créant alors de nouveaux souvenirs en se remémorant les plus vieux. On a beaucoup ri devant les horreurs retrouvées, nos goûts douteux d'autrefois, les vieilles copies d'école, des petites madeleines de Proust comme ce cahier de chansons inventées.
On a partagé nos trésors.

J'ai eu envie de conserver quelques vieux jouets, les garçons les adopteront peut-être, impossible de me résoudre à me séparer de notre littérature enfantine ou de ce théâtre de marionnette qui aura besoin d'un bon coup de peinture mais on n'en fait plus des comme ça maintenant, c'est bien connu...
Parmi ces souvenirs, je ramène aussi mon vieux Gaffiot, hérité de ma mère, le cœur ses raisons, enfin vous savez...Est-ce enseigné encore le latin aujourd'hui ? La nouvelle édition a peut-être dépassé les 15 tonnes...

 

Il y aura donc un peu de cette grande maison dans ma maison à moi. Quelques objets témoins de l'ancien temps comme disent mes enfants, ce ne sont pas les plus beaux ou les plus chers mais c'est ceux dont il me plaît d'être entouré.
Comme dans la chanson de Benabar, dont j'ai repris le titre pour ce billet, les nouveaux propriétaires ont de jeunes enfants, je me demande quelle chambre ils choisiront, si eux aussi dévaleront la pente du garage en trottinette, s'ils claqueront la porte alors qu'il faut actionner la poignée pour la fermer... Leur ballon ira surement importuner le magnifique potager du voisin.

Il y a certes un peu de mélancolie et on aimerait que les murs puissent nous raconter les moments oubliés.
Mais la future maison familiale est pleine de promesses. Elle attend autant d'éclats de rire et quelques éclats de voix parce-qu'en famille ça se passe comme ça. C'est le sourire un peu triste que j'ai fermé hier le portail de la grande maison. En repensant à toutes nos aventures, j'ai commencé à imaginer celles que nous vivrons dans la nouvelle, elles seront fabuleuses, c'est certain ! Il ne pourra en être autrement parce que de ses fenêtres, on voit la mer. 
 




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10 commentaires:

  1. J'ai toujours eu du mal à quitter les endroits où j'ai aimé vivre. Surtout la fois où nous sommes partis à cause d'un voisin indélicat. J'aimais vraiment la maison, mais ce n'était plus possible. J'ai longtemps eu un pincement au coeur en repassant dans ce quartier que j'aimais.
    Djahann

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  2. Quasiment tout pareil ! Mes parents ont changé de maison le mois dernier et ça fait quelque chose...
    Mon aînée ne dormira plus "dans la chambre de maman quand elle était petite". Mais si la nouvelle maison n'a pas de vue sur la mer, elle est mieux fichue, le jardin plus grand et ils ont gardé le même numéro de téléphone ! Ouf : tout n'est pas perdu ;-)

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    1. Il est toujours plus mieux de voir le verre à moitié plein :-)

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  3. Mes parents pensent très sérieusement à vendre leur maison, eux-aussi. Je serai aussi nostalgique que toi. Mais les souvenirs resteront bien présents. Pour les faire vivre, rien de plus magique que de les partager avec ses enfants.
    Bises

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    1. C'est aussi pour ça que j'ai ramené de nombreux jeux !

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  4. Un bien joli billet un brin nostalgique mais pas tant que ça. Heureusement, les "nouveaux" ont des enfants. La maison est entre de bonnes mains ;-)

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    1. Oui ! J'espère qu'ils y auront d'aussi beaux souvenirs que nous !

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  5. j'ai connu ça aussi…. vider sa chambre d'enfant… c'était avant la naissance des enfants et aujourd'hui quand ils me demandent où je dormais quand j'étais petite, j'ai toujours un pincement au coeur car je ne peux pas leur montrer mon univers….
    le plus dur c'est que je n'arrive pas à trouver ma place dans leur nouvel appart, je m'y sens étrangère, juste de passage….
    mais pour vous ça sera différent c'est sûr : une maison au bord de la mer, une maison de vacances, de souvenirs, de rires et de petits et grands bonheurs entre cousins!!! ;-)

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    1. Oui la maison est plus petite chacun n'aura plus sa chambre bien définie mais les cousins se retrouveront souvent là bas !

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D'accord ? Pas d'accord ? A vous de jouer !

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