jeudi 12 octobre 2017

Mes 20km de Paris

Je dis mes 20km parce que je pense qu'il y a autant de courses différentes que de participants. 

C'était ma seconde participation aux 20km de Paris. Cette course a un "je ne sais quoi" qui la rend à mes yeux un peu particulière.  Peut-être parce que c'est sur ce parcours que j'ai l'an dernier pour la première fois couru plus de 20km. C'est une course où beaucoup d'amis participent, tu as un peu l'impression que c'est le rendez-vous de tous tes potes runner. 


Cette année, je n'étais pas sure de participer jusqu'à la dernière semaine pour cause de blessure mais je n'ai jamais vraiment envisagé de ne pas être au départ.
J'avais bien conscience que ce n'était pas le plus sérieux mais je voulais partager cette course avec ma team. 

Ma kine n'explique pas vraiment comment j'ai tenu. Trois jours avant elle m'avait dit de me préparer à abandonner, selon elle c'était impossible d'aller au bout avec ma jambe. 
Alors je ne sais pas si ce sont ses massages, le tape de ma super podologue, les 10 premiers kilomètres en compagnie de mon pote Romain que j'ai réussi à retrouver ensuite au 16eme, le fait d'avoir guetté les animations Street Art sur le parcours, les clins d'œil du hasard ou de la vie sur le parcours comme cette reprise de Chandelier qui m'a fait rire pendant au moins 500 mètres en me rappelant l'interprétation délirante de ma copine Émilie, les groupes de musique,  le fait d'essayer de repérer Michèle ou Vanessa dans la foule, mon débat intérieur sur le fait de prendre oui ou non mon gel (ça va me booster, ça va me donner soif... fin du suspens je me suis contentée d'orange au 3ème ravito)...


En tout cas j'ai franchi la ligne, j'ai été en super forme jusqu'au 11eme malgré une douleur dès le 6eme, puis jusqu'au 15eme ca a été un peu moins la fête mais ça allait. Par contre après j'ai craqué, j'ai fait une vraie pause au ravitaillement pensant que ça allait me requinquer mais en fait ça été encore plus dur de repartir. Chaque montée pour sortir des tunnels me faisaient un mal de chien. 
Mais bon avec le soutien de Romain et un peu dans la douleur on a franchi la ligne après 2h25 de course. J'ai savouré les collations de Bio c'est bon avec notamment du chocolat divin et récupéré ma médaille ! J'ai retrouvé enfin Michèle (on s'est dit que les tee-shirts blancs c'était pas idéal pour se retrouver) puis mon chéri (qui a brillé sur la course en la terminant en 1h24). 


Ensemble nous avons tous refait la course parlant de nos difficultés, de nos victoires sur nous-même, des anecdotes amusantes, des quais et de ces foutus tunnels, de la dernière petite montée sadique au 19eme !  On a ri, on a râlé aussi contre les pollueurs qui jettent leurs déchets partout, on a pris des nouvelles de ceux qu'on n'avaient pas réussi à croiser. Le running n'a rien d'un sport individuel. J'avais la meilleure des team ce jour-là et c'est grâce à elle que j'ai couru pendant tout ce temps et en prenant même beaucoup de plaisir pendant la première partie de la course. 

Puis la Tour Eiffel en toile de fond, on a pris des photos, on a un peu joué les héros. On a savouré nos médailles autour du cou, elles ont un goût particuliers ces breloques là, du "quand on veut on peut"  et surtout de la fierté d'avoir fait de notre mieux.

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1 commentaire:

  1. Une course trop dure sans toi mais qui reste un bon souvenir !

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D'accord ? Pas d'accord ? A vous de jouer !

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