mercredi 19 janvier 2011

Quand Le Prénom se fait un nom

Le choix du prénom : The question de tous les parents à chaque grossesse ! Chacun a sa petite anecdote à ce sujet du style : "on a su tout de suite que ce serait...", "à la naissance on ne savait toujours pas...", ou "on avait choisi... mais la voisine a appelé son chien de cette façon" ou encore "mes parents ont cru que c'était une blague !"...
A partir de ce thème universel, Alexandre de Patellière et Matthieu Delaporte ont réussi à écrire le succès théâtral de la rentrée : Le Prénom.





Le théâtre Edouard VII affiche complet tous les soirs grâce à cette création mise en scène par Bernard Murat.

L'histoire : Vincent (Patrick Bruel), la quarantaine triomphante, va être père pour la première fois. Invité à dîner chez Élisabeth (Valérie Benguigui) et Pierre (Jean-Michel Dupuis), sa sœur et son beau-frère, il y retrouve Claude (Guillaume de Tonquédec), un ami d'enfance. En attendant l'arrivée d'Anna (Judith El Zein), sa jeune épouse éternellement en retard, on le presse de questions sur sa future paternité dans la bonne humeur générale... Mais quand on demande à Vincent s'il a déjà choisi un prénom pour l'enfant à naître, sa réponse plonge la famille dans le chaos.


Maman-Good  :

Mon sentiment général : vraiment très bon alors que je suis plutôt difficile avec les pièces humoristiques.

Les acteurs sont tous très talentueux, Patriiiick bien sûr ! Très drôle et énergique. Mais aussi mon autre chouchou Guillaume Le Tonquédec, que j'ai découvert dans la très bonne série Fais pas ci, fais pas ça ! L'alchimie prend vraiment entre tous, chacun proposant des personnages forts et marquants. Comme Judith, femme moderne qui ne fléchit pas, alors qu'on pourrait craindre au premier abord à un rôle plus potiche.

La mise en scène de Bernard Murat est très dynamique et ne laisse pas de place à l'ennui ou la lenteur. Les quiproquos s'enchaînent et entraînent le spectateur riant aux éclats. Comique de répétition, de situation, jeu de mots... tout va très vite. A peine sorti, j'avais envie de la revoir pour réaliser toutes les subtilités ratées au premier abord, captivée par l'intrigue et le dénouement.

Le décor, les lumières, les jeux de voix off sont impeccables au service de la pièce. Je vous conseille de dîner avant car vous risquez d'avoir faim en sortant...

On note également un aspect un peu plus sombre dans cette pièce qui l'éloigne d'une simple comédie de boulevard, en lui offrant une profondeur. On rit certes mais, et ce malgré la caricature des personnages, les auteurs nous présentent aussi un monde bobo parisien que nous ne connaissons que trop bien et dont je fais partie ! Un regard sur notre société assez juste et grinçant. Sans choisir des prénoms aussi originaux qu'Appolin et Myrtille, je dois bien avouer qu'à l'heure cruciale du choix avec Le Pater Familias nous avions écarté tout ce qui nous semblait trop banal !

Quid de la fin, mon éternelle problématique ? Pas trop mal, un peu rocambolesque mais pas mal et vous savez que de ma part c'est déjà un compliment...

Le théâtre Edouard VII est un très beau théâtre parisien avec loges et balcons, sièges et rideaux rouges qui ajoutent à la soirée un quelque chose d'un peu grandiose et d'exceptionnel. En y pénétrant, on pense à Sacha Guitry et au succès qu'il y a rencontré.





Maman-Bad :

Deux petites remarques tout de même.

La première au sujet de la pièce elle-même. Si les liens familiaux entre le frère et la soeur, maris et femmes sont tout à fait crédibles et semblent naturels, il n'en est pas de même pour les liens amicaux. Peut-être trop de raillerie, de moquerie, trop d'individualité pour chaque personnage surtout. Je ne suis pas parvenue à imaginer les souvenirs d'enfance racontés. Cette faiblesse rend la deuxième partie de la pièce moins intéressante que tout le début mieux construit, plus drôle et plus original surtout.

La seconde porte sur les spectateurs. Certes Patrick Bruel est une grande star qui doit posséder de nombreux fans clubs, toutefois je ne comprends pas que des personnes ne puissent pas contenir leur admiration hystérique pendant une heure quarante ! Je me demande ce que doivent se dire les autres comédiens dans ces moments là ! Personnellement, je trouve que les groupies bruyantes n'ont pas grand chose à faire dans ce théâtre, elles peuvent attendre à la sortie ! Personnellement je me suis merveilleusement contenue !


Prix des places entre 20 et 55 euros mais fluctuant selon les sites de réservation et les dates. Il y a également des places à 10 euros pour les moins de 26 ans et des tarifs étudiants. Je n'ai jamais vu de tarif préférentiel sur Billet réduc. Mais sait-on jamais, vous pouvez être chanceux...


Alors, on délaisse les poussettes et direction le Théâtre Edouard VII, 10 place Edouard VII dans le 9ème arrondissement, pour aller rire et applaudir Le Prénom. L'occasion d'une sortie en amoureux, ou avec les grands-parents, les adolescents, la copine de passage, la vieille tante acariâtre... avec n'importe qui et même tout seul d'ailleurs ! Cette pièce plaira à toutes les générations. Pour conclure, je trouve le choix du casting très judicieux : l'acteur principal étant sûrement l'artiste français qui est parvenu à se faire un prénom durablement !

Bon allez juste parce-que je suis une grosse crâneuse qui se la pète grave, je ne peux pas résister à l'envie de vous dire que j'ai vu la pièce grâce à une invitation de Patrick lui-même.... et oui il est vachement sympa ! Allez soyez pas trop jalouses les poussettes, la prochaine fois je l'embrasse de votre part aussi ?

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lundi 17 janvier 2011

Le Louvre : label histoire pour les petits et les grands !

Il aura fallu attendre 16 mois, pour que Le Môme fasse ses premiers pas dans le plus grand musée du monde : Le Louvre. Durant cette période, on est souvent venu dans le coin, flâner et jouer aux Tuileries ou dans les Jardins du Palais Royal, faire quelques courses dans la galerie marchande du Carrousel... Mme Ma Poussette avait déjà affronté les pavés de la Cour Carrée. Il y a quelques jours, il est entré dans ce lieu qui m'est si familier, j'ai croisé les doigts pour ne pas avoir à en ressortir trop vite à cause d'un petit Monsieur peu enclin à rester dans sa poussette... Cette première visite fut l'occasion d'aller admirer l'exposition du moment : L'antiquité rêvée - Innovations et résistances au XVIIIème siècle.

Psyché abandonnéeJacques-Louis David (détails) 


BB-Good : 

Je suis assez partisane de l'idée selon laquelle, il est très important que les enfants comprennent très vite qu'un lieu équivaut à un centre d'intérêt particulier, une attitude à adopter... par exemple à la piscine on se baigne, au théâtre on écoute des comédiens, au musée on y vient pour découvrir l'art.
N'allez pas vous imaginer que j'initie Le Môme dès aujourd'hui à l'histoire de l'art, à ses courants, ses techniques ! Seulement, je suis persuadée que de l'emmener dans ces lieux avec leurs ambiances spécifiques, entouré de tableaux, de sculptures, sans même lui demander de regarder, ne peut qu'encourager sa curiosité et lui faire comprendre qu'il existe dans une ville des endroits différents des magasins, du métro, des parcs...

Au Louvre, les jeunes enfants sont bienvenus. Pour les petits, il y a plusieurs espaces de change. Beaucoup de facilités pour les poussettes (ascenseurs, petites pentes...) Pour ceux qui sont venus sans, le musée vous en prête, vous n'avez qu'à laisser une pièce d'identité comme garantie. Toutes les poussettes sont autorisées, même les poussettes doubles... toutefois mon interlocutrice a eu un doute pour les triples...

Lors de la visite, mon petit bonhomme de 16 mois a été beaucoup plus réactif que je ne l'aurai cru. S'extasiant devant un cheval peint, les autres visiteurs ont gentiment souri à son hennissement... La sculpture semblait être le plus intéressant pour lui. La 3D est probablement plus frappante et interpellante. Après 20 minutes d'attention, il s'est endormi calmement dans sa poussette, me laissant savourer l'expo à ma guise ! Comme quoi au Louvre, il s'y sent très bien !
Je programme le département des sculptures pour notre prochaine visite, je gage que les chevaux du château de Marly lui plairont beaucoup.

Pour les plus grands et les familles, de nombreux ateliers sont organisés. Ouverts aux enfants de 4 à 13 ans, ils ont ainsi l'occasion d'écrire en hiéroglyphes, mettre l'art en BD, en apprendre davantage sur les chevaliers... J'avais eu l'occasion de tester celui sur l'écriture cunéiforme (première écriture connue datant de 3 400 avant Jésus-Christ en Mésopotamie), ce fut une excellente expérience de rédiger ma petite tablette avec mon stylet !
Côté visite, pour ceux qui ont des petits qui sont dans la passe "château fort, chevaliers...", je vous conseille la partie du Louvre Médiéval où on peut admirer les vestiges du premier château construit.



Ne manquez pas non plus, la librairie pour les enfants qui possède un grand choix d'ouvrages pour les initier doucement à l'art.

BB-Bad :

Si vous n'avez jamais visité le Louvre et que vous souhaitez y passer la journée en allant admirer La Joconde, la victoire de Samothrace, la Vénus de Milo, les primitifs flamands, les trésors égyptiens, les lions de Khorsabade, les chefs d'oeuvre de Poussin, les meubles de Boule, les appartements bling-bling de Napoléon III et quelques statuettes pré-colombiennes... venez sans enfant, je pense qu'un si long moment dans ce lieu clos sera trop fatiguant pour eux et que vous serez frustré.





Maman-Good :

Il y a un vrai avantage à emmener bébé avec vous au Louvre : il vous sert de coupe fil pour les contrôles sécurité ! Comme dans tous les musées nationaux d'ailleurs.
N'hésitez pas à demander si on ne vous le propose pas directement. Certains gardiens semblent considérer que ce passe droit est abusif... mais ne soyez pas gêné d'en profiter, ce n'est quand même pas souvent !

Bien sûr l'avantage premier du Louvre c'est d'être rempli de merveilles !
Personnellement je pense qu'il ne faut pas dépasser un temps de visite de plus de deux heures pour être vraiment attentif. Choisissez à l'avance le département que vous voulez visiter et tenez-vous y.

L'exposition du moment : l'antiquité rêvée (Hall Napoléon) 

Cette exposition présente les visions de l'antiquité grecque et romaine, qu'ont eu les artistes et les intellectuels du XVIIIème siècle. A la suite des découvertes archéologiques, des débats, des idées nouvelles sont apparues. Les différents courants artistiques de cette époque sont influencés différemment par ces nouveautés, ceux qui y adhèrent, ceux qui interprètent, ceux qui les rejettent, ceux qui les transforment...
Très claire et didactique cette exposition permet de revenir sur une problématique essentielle du siècle des lumières.
L'exposition est très complète, analysant la thématique non seulement dans la peinture et la sculpture mais également dans les projets architecturaux et les écrits.
La présentation est très bien faite, les oeuvres pas trop nombreuses sont mises en valeur.
Il faut comptez deux heures de visite en prenant son temps.
Personnellement, j'aime aussi beaucoup les expositions temporaires car elle permettent de voir en chaire et en os pour ainsi dire, des chefs-d'oeuvre que l'on ne côtoie habituellement que dans les livres, comme dans ce cas le tableau inquiétant et déstabilisant de Johann Heinrich Füssli Le cauchemar conservé à Détroit (USA).






Maman-Bad : 

Passé 30 ans (fin de la merveilleuse carte Louvre Jeune...), aller au Louvre est un coût : 10 euros et si vous faîtes aussi l'exposition il faut rajouter 4 euros à l'addition. Droit d'entrée de 11 euros pour l'exposition seule. Rappelons que l'entrée est gratuite pour les moins de 18 ans et jusqu'au dernier jour de vos 29 ans la carte Louvre Jeune est une vraie aubaine, elle est très vite amortie et procure pas mal d'avantages.




Le musée a mis aujourd'hui en place la carte Louvre Familles, elle coûte 80 euros pour deux adultes (pas de lien de parentalité exigé) et trois enfants.
Elle permet un accès illimité, coupe-file et gratuit aux collections permanentes. Elle offre une réduction de 30% aux ateliers, visites guidées... Vous avez droit à des visites thématiques exceptionnelles comme aller dans les salles du musée avec un photographe... des réductions dans les boutiques et les restaurants, et un petit guide spécial famille vous est offert.
Mais je ne la trouve pas terrible car vous ne pouvez accéder au musée grâce à elle que si vous êtes accompagné d'un enfant (la pause déjeuner en rendant visite au sphinx égyptien est donc à facturer en plus), elle ne donne pas accès aux expositions temporaires du Hall Napoléon. Il faut aller au musée plusieurs fois dans l'année en famille pour que cela soit rentable.

Sinon comme tous les musées nationaux, Le Louvre est gratuit le premier dimanche de chaque mois.


Alors, les poussettes, roulez jusqu'au Musée du Louvre, dans le 1er arrondissement pour aller découvrir la très belle exposition L'antiquité rêvée, vous avez jusqu'au 14 février. Ce lieu ouvre grand les bras pour les petits qui sauront sûrement apprécier plus tôt que vous ne le pensez les couleurs, les sujets des tableaux, les mouvements des sculptures animalières, l'humour de certains artistes, les représentations de leurs clones d'une autre époque... Laissez promener leurs yeux dans ce merveilleux palais, afin qu'il fasse parti de leur culture quotidienne !
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jeudi 13 janvier 2011

Au Pavillon des oiseaux, vos enfants ont des ailes !

Pour célébrer le passage à la nouvelle année, nous avons testé en famille nombreuse : 6 adultes, deux bébés et deux poussettes, le brunch du restaurant Le Pavillon des Oiseaux au Jardin d'acclimatation.
Cet endroit est un petit paradis pour les enfants, et par conséquent un endroit béni pour nous, parents toujours si angoissés par la mission de sortir nos fauves au restaurant.



BB - Good :

Le pavillon des oiseaux est un lieu conçu pour les enfants.
Chaises hautes à gogo, espace de change, micro-ondes à disposition pour les plus petits.
Au menu des plus grands, tout ce qu'ils aiment : nuggets, crèpes, frites, tarte au fromage, gâteaux, biscuits et sucreries.
Mais la vraie attraction du lieu est l'animateur et mascotte Boubou !
Ce fut la première confrontation pour Le Môme avec un ours en peluche grandeur nature. Méfiant aux premiers regards, il l'a ensuite gratifié d'un grand sourire et a réclamé au Pater Familias de l'emmener revoir le gros doudou. Certains petits habitués du lieu ouvraient grand leurs petits bras pour saluer la célébrité. En cette période festive, petite distribution de trophées de fêtards : serpentins, petits chapeaux et sarbacanes, les enfants étaient aux anges.
A la suite de ce petit tour de piste, l'animateur retire son costume qui doit être cause d'une véritable torture par son poids, pour proposer aux petits d'autres animations : au programme sculpture de ballon, maquillage... Le Môme a conservé fièrement son joli chien vert !
Autre star du restaurant, le perroquet gris du gabon à l'entrée, Le Môme est allé lui rendre visite plusieurs fois.



Pour digérer, le jardin d'acclimation propose de nombreuses attractions pour tous les âges. Les plus petits ont des aires adaptées et les animaux de la ferme rencontre un beau succès. Le Môme conseille à ses clones d'aller investir la voiture de pompier sur l'aire au sud du plan d'eau. Admirez la précision de ses explications et de ma traduction....
Pour les plus grands, manèges à gogo, bateaux téléguidés, auto-tamponneuses... attention tout est payant.

BB-Bad :

En cette période hivernal, prévoyez vos petits pulls, il fait un peu froid... enfin jusqu'au moment où Le Môme et son cousin se sont mis à faire le tour du restaurant, les suivre ça réchauffe !

Maman-Good :

Comme je me plaîs à le répéter souvent dans ce blog : être accueilli les bras ouverts avec des petits n'a pas de prix ! Au pavillon des oiseaux, ils peuvent papillonner sans être la cible de regards assassins.
Les tables sont suffisamment espacées pour laisser la place à Mme Ma Poussette qui a un accueil royal grâce à une rampe d'accès.
Côté papille, le brunch est composé de trois buffets : plats chauds (sucrés et salés), les salades et fromages et les desserts, il y a beaucoup de choix et certains plats comme les salades sont très frais et plutôt originaux. Au menu : tartes salées, patés de saumon, plat de poisson chaud, oeufs brouillés (ou au plat sur demande), viennoiseries, patisseries.... Les plats principaux sont assez bons mais sans raffinement.
Les boissons chaudes et jus de fruits sont à volonté, ce qui est très agréable dans un brunch au cours duquel personnellement je bois au moins un litre de thé.
Le service est très sympathique, aux petits soins, nul besoin de quémander une carafe d'eau pendant une heure avant de l'obtenir.



Côté prix : 32 euros pour les adultes et 15 euros pour les enfants.

Comme pour les enfants, le jardin d'acclimation est très agréable pour se balader. Pour plus de calme préférez la partie sans manège.



Maman-Bad :

Les muffins ! Le Pater Familias et moi-même avons réalisé de belles grimaces en les testant. Texture et goût suspects. Pourtant, ce n'est vraiment pas la pâtisserie la plus difficile à réaliser ou à se procurer !
En règle générale, les desserts sont plutôt décevants, mal décongelés et sans saveur. Les mini crèpes réalisées sous vos yeux sont meilleures, sinon rabattez vous sur un fruit !
A noter qu'en plus du prix du brunch, il vous faut déboursez aussi 2 euros 90 pour l'entrée du parc, sauf si vous parvenez à être convaincant ! En effet ma sister s'indignant de ce droit de douane obligatoire pour accéder au restaurant s'est vu ouvrir les portes gratuitement !


Alors les poussettes, pour un brunch au service de vos enfants, volez jusqu'au Pavillon des oiseaux, au jardin d'acclimatation, rue de la Muette dans le 16ème arrondissement. Tous les moins de 10 ans présents le jour de notre visite étaient aux anges. Alors certes c'est plus cher que le Mac Do mais côté cadre et animation, il n'y a pas photo ! Côté goût non plus bien sûr, mais mon petit doigt me dit que vos enfants préféreront les nuggets et les frites à la salade d'haricots verts...
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mardi 11 janvier 2011

Un trésor made in Japan : Arrietty et le monde des petits chapardeurs

Grande admiratrice des productions des studios Ghibli, j'attendais avec impatience de découvrir Arrietty et le monde des petits chapardeurs. Ce film d'animation est réalisé par Hiromasa Yonesbayashi, sur un scénario de Miyazaki, qu'on ne présente plus. Sorti à l'été 2010 au Japon, il a battu de nombreux records.



L'histoire : Les chapardeurs sont des petits lutins mesurant 15 cm. Ils habitent cachés des hommes, dans les champs, les forêts ou sous les maisons comme la famille d'Arrietty, jeune adolescente vivant avec ses parents. Pour survenir à leurs besoins, ils chipent le strict nécessaire aux humains, tout en évitant d'être vu.  L'arrivée d'un jeune garçon dans la maison et sa rencontre avec la minuscule Arrietty est le début d'une aventure et d'une belle amitié sur fond de consonnance écologique et de respect mutuel.

Inspiré du roman de Mary Norton Les Chapardeurs, sa transcription dans l'univers du Japon contemporain donne au film une grande force et permet aux Studios Ghibli de s'inscrire dans la continuité des projets précedants.
Ce film est un bijou de simplicité. Un degré de finesse et de qualité rarement atteint dans l'animation traditionnelle. Un instant poétique.
Les détails de la vie des petits chapardeurs sont incroyables et très amusants comme l'épingle servant d'épée ou les timbres postes à la place des tableaux dans le salon.
Les différents personnages sont touchants et non manichéens. Les situations sont suggérées.
Les petits lutins ne possèdent aucun pouvoir magique et pourtant ce film en est rempli.
Une invitation au rêve et au voyage. Un regard nouveau sur les objets courants est proposé. Un simple morceau de sucre se transforme en butin incroyable pour les petites personnes. La confrontation : micro/ macro procure au spectateur de nombreux sentiments d'étonnement et de surprise.

Ce film s'adresse aux enfants mais en abordant des problèmatiques actuelles et sans aucune infantalisation. Les sujets traités sont graves : peur de la mort, extermination d'une espèce, exil... Un drame social et familal emprunt de poésie. On sourit, on pleure et grâce à un coup de maître, on ressort plein d'espoir !

La musique signée Cécile Corbel est superbe. Cette harpiste avait envoyé son CD aux Studios en les remerciant pour leurs réalisations qui l'inspire. Le disque s'est retrouvé sur le bureau du producteur, qui l'a adoré et lui a proposé une collaboration ! Sans délaisser ses influences celtiques, la musicienne a réussi à composer des mélodies qui habitent le film et renforce son universalité. La chanson principale est aujourd'hui un tube au Japon.

Alors, les poussettes, ne ratez sous aucun pretexte ce magnifique film, et roulez en direction des salles obscures à partir du 12 janvier 2011, pour découvrir ces héros touchant et sympathiques, pour rêver, pour pleurer et vous évader.
En parallèle, allez admirer les dessins originaux à l'Aquarium de Paris. Quarante six d'entre eux sont présentés du 9 janvier au 31 Mars. A cette occasion, d'anciens dessins animés des Stuios Ghibli sont projetés et je gage que vous ne résisterez pas au plaisir de les revoir.

Pour vous donner l'eau à la bouche, voici un petit extrait :

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jeudi 6 janvier 2011

Au menu du jour : résultats, bons plans et messagerie...


C'est le retour du fouillis du jeudi !

Sans plus attendre les derniers résultats : 

Concernant le concours By Efi, la gagnante du Poncho est Nathalie B et V. remporte la bouillote. Bravo et adressez-moi vos coordonnées postales à mapoussetteaparis@yahoo.fr

Comme je n'ai aucune nouvelle de La Belette qui a remporté le sac Bienaimée, j'ai décidé de refaire un tirage au sort. La nouvelle gagnante est AurélieC.

Merci à tous pour vos participations aux différents concours de la série "un objet-un portrait", et félicitations aux différents gagnants.

Je tenais aussi à vous remercier pour les différents relais et commentaires du billet d'hier : Rame Avec Ta Poussette 2. N'hésitez pas à continuer pour le moment, silence radio des intéressés ! Mais on ne sait jamais ! Soyez assurés que s'il me répondent, je vous le communiquerez !

Au chapitre des bons plans.

Cette semaine, j'en ai un super perso qui me permet d'être à l'heure où vous me lisez, dans un avion en partance directe pour les plages Mexicaines. Mais bon, je me le suis gardé égoïstement !
Alors pour vous occuper pendant mon absence je vous conseille de vous rendre sur le site Astuces de Maman. Dans cet espace offert par Champomy, Isabelle de mon blog de Maman, ressence toutes les bonnes idées des Mamans du web : loisirs créatifs, sorties... vous aurez l'embarras du choix et mille et une réponses à la phrase fatidique "Maman, je m'ennuie..."



Alors, les poussettes, bon courage, je penserai bien à vous en me dorant la pillule ! Je vous ai programmé deux petits billets pour la semaine prochaine pour que vous supportiez au mieux mon absence ! A plus, je passe sur messagerie... "Ma poussette à Paris n'est pas disponible pour le moment, n'hésitez pas à laisser un commentaire, elle vous recontactera à la fin de son Mojito, en sortant de l'eau ou à son retour des temples Mayas..."



Ps : comme je ne suis qu'une pauvre Geek et que je veux vraiment vous faire gagner une poussette, je pourrais lire mes mails au bord de la piscine et envoyer les formulaires Quinny Reporter aux dernières participantes.
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mercredi 5 janvier 2011

RATP 2 : Rame Avec Ta Poussette 2 : dans le bus ...

Suite à la nouvelle campagne de la RATP intitulée "partageons plus, partageons le bus", beaucoup d'encre a coulé sur les blogs et ailleurs. En cause cette affiche :




Aujourd'hui, j'ajoute mon grain de sel au débat et je me permets d'adresser en toute modestie cette lettre aux dirigeants de la RATP.

Mesdames, Messieurs,


Suite à votre nouvelle campagne de communication, je vous prie de trouver en cette missive mes plus plates excuses.
Si aux premiers abords, elle m'a surtout mise en colère, j'ai pris le temps de réfléchir, de m'interroger et d'en arriver aux conclusions suivantes.


Je m'EXCUSE tout d'abord, pour le fait que Le Môme à 3 mois n'était pas capable de se tenir seul par terre pendant que je pliais la poussette. Je m'EXCUSE de ne pas être parvenu à le faire d'une main en le tenant dans mes bras. Et devant toutes nos incapacités à mon fils et moi-même, nous nous EXCUSONS de ne pas avoir plié notre poussette.
Je suis mortifiée de honte car selon vous cet acte revèle du même manque d'éducation que d'être impoli avec le chauffeur, que ne pas céder sa place à une femme enceinte ou d'être la cause d'une nuisance sonore.


C. s' EXCUSE également d'avoir failli frappé au visage avec son gros sac à langer ses voisins directs en essayant de plier sa poussette dans un bus bondé. Elle remercie sa charmante voisine d'avoir tenu la main de sa fille de 12 mois et s'EXCUSE d'avoir eu le regard un peu apeuré lorsqu'elle a confié la main de la prunelle de ses yeux à une inconnue.


Je m' EXCUSE de la part de V., qui se rendant à son travail comme chaque matin par le bus, unique possibilité de transport (ou 60 minutes à pieds !), a fait la sourde oreille à un chauffeur qui lui demandait de plier sa poussette parce-que son bébé dormait paisiblement. Elle a eu également l'affront (certes excédée, le bébé venant juste de s'endormir) de répondre qu'au vu de l'affluence elle ne pourrait pas mettre sa poussette ailleurs que dans le milieu du couloir et qu'elle ne trouvait pas cela beaucoup plus pratique.


J. s' EXCUSE d'avoir choisi une poussette plus encombrante (pensant égoïstement au bien-être de son bébé) qu'une poussette cane pour transporter son nourrisson lors des rendez-vous chez son pédiatre. Lors de sa prochaine grossesse, elle promet de demander à la direction de la RATP la liste des poussettes autorisées... Un simple porte bébé lui a t-on soufflé à l'oreillette... mais alors quid de où poser le bébé si elle cumule sa visite chez le médecin avec un déjeuner avec sa meilleure amie. Cette problématique sera sûrement résolu dans le petit guide rouge illustré que distribuera la RATP pour nous donner des consignes en matière d'éducation.


P. s' EXCUSE platement de n'avoir pu plier sa poussette à cause des sacs de commissions. Quelle ne fut pas l'idée saugrenue de cette Maman qui a eu l' inconscience de vouloir associer le fait de récupérer son petit et faire quelques courses pour le dîner !


Toutefois, une petite question me taraude. Si l'on m'avait questionnée lors de cette enquête sur les désagréments lors de mes voyages en bus, ( je le prends tous les jours avec ou sans poussette), j'aurais répondu sans hésiter les éléments suivants :
La mauvaise régulation sur les lignes, on s'étonne qu'une maman fasse le forcing avec sa poussette lorsqu'elle sait que le prochain sera dans 20 minutes...
Le fonctionnement très aléatoire des indicateurs de temps d'attente
La conduite peu délicate de certains chauffeurs, ce qui me fait répéter qu'un bébé est bien plus à l'abris dans sa poussette que sur les genoux ou dans les bras de sa maman sur un siège
Les couloirs de bus bouchés par les livraisons ou les automobilistes, ce qui multiplie mon temps de trajet davantage que les arrêts de deux secondes au feu rouge pour déposer une grand-mère à la porte de son immeuble...
En 5ème position peut-être que je parlerais des conversations au téléphone un peu fortes...


Si je ne comprends que trop bien que dans un bus bondé, de nombreuses poussettes puissent agacer et que certains rêvent d'éjecter toutes ces méchantes pour pouvoir être un peu plus confortablement installé... je fais la différence contrairement aux dirigeants de la RATP à une impulsion d'énervement et une réflexion approfondie et calme visant à éradiquer les poussettes et par conséquent les parents et leurs bébés des bus parisiens ! Les poussettes me paraissent ici comme de parfaits bouc-émissaires au sens premier du terme : "Un groupe fait le choix d'une personne à ostraciser". Un peu facile de nous montrer du doigt pour excuser les problèmes de surpopulation dans les bus !


Les transports en commun sont ainsi, ils obligent les usagers à composer avec ceux qui ont fait le même choix qu'eux. Cette campagne laisse supposer que les parents montant dans un bus dans lequel il y a déjà deux poussettes, le font presque avec plaisir ! Ils ont juste besoin d'aller d'un point A à un point B comme tous les autres. Ils essaient de le faire en étant le moins gênant possible comme tous les autres.  Comme ceux qui rentrent d'un grand voyage avec toutes leurs valises, ceux qui ont été un peu dépensiers et leurs sacs de shopping, ceux qui ont trop couru et oublié le déo, ceux qui ont des animaux... Alors à quand les limitations sur le nombre de valises, de sacs, sur les parfums à mettre, sur les chaussures à mettre (le bruit des talons doit bien en gêner certain), sur la corpulence des voyageurs, leur âge (Eh oui, une personne âgée descend lentement du bus ce qui peut engendrer des retards et de l'agacement...)... bien entendu, j'exagère mais être parents et continuer à vouloir bouger, se promener, aller travailler est déjà un combat quotidien (organisation, problème de garde) alors si en plus on est montré du doigt !


Ne serait-il pas plus sage d'essayer de rajouter des bus, d'en concevoir des plus adaptés au transport des poussettes, de les multiplier aux heures de pointe parce que parfois même sans poussette à bord ce n'est pas très confort et on est vraiment les uns sur les autres ! Une vraie discussion pour commencer !


En vous remerciant de prendre en compte ces considérations, je vous prie d'agréer, l'expression de mes sentiments respectueux.


 Alors certes comme le dit si bien la RATP "quand chacun fait ses propres régles, tout se dérègle" mais il faut ajouter "quand on édicte des règles insultantes, tout le monde se déchaîne". A ce propos, je vous invite à lire les réactions de Maman travaille, E-Zabel, Solenne, Stadire, Materno, So, Velomaxou, Les fraisinautes, Presque moi.

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lundi 3 janvier 2011

En 2011, tout ROULE mes poules (et mes coqs...) !

2011 est arrivée ! Gardons le meilleur de 2010 et oublions le reste !

Chères poussettes, faites réviser vos roulettes parce que pour cette nouvelle année, je vous souhaite :

de ROULER vos bosses sur les trottoirs parisiens (entre autres) en ROULANT des épaules et des hanches 

de ROULER sur l'or afin de ROULER vos grands projets

de ROULER des yeux face aux prouesses et exploits de vos petits

de vous gaver de biscuits ROULES

de devenir professionnel de ROULE-boulé en vous ROULANT dans la neige ou dans l'herbe car retomber en enfance est très amusant

de ROULER des galoches, des pelles, des patins...

de ROULER sous la table avec modération

de ROULER des mécaniques en célébrant vos succès

de danser et de chanter sur les ROLLING STONE

de ROULER les cons dans la farine parce que c'est salutaire et que cela fait du bien

de ROULER carrosse pour vous récompenser de vos peines

de pouvoir garder tout ce qui fait votre force et votre stabilité puisque nous n'oublions pas
"pierre qui ROULE n'amasse pas mousse..."

Alors ROULEZ jeunesse et meilleurs voeux !



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